Track by track The Battle of Evermore

La revanche acoustique. Le troisième album avait été passablement éreinté par la critique, avec une mauvaise foi passionnée à laquelle la presse rock de l’époque, partisane et idéologisée à l’excès, sans complexe autre que celui de sa supériorité naissante, allait pleinement sacrifier toute cette décennie... avec Led Zeppelin en inamovible tête de Turc. On avait pointé avec des soupirs navrés - ou, au choix, des ricanements - les incursions acoustiques zeppeliniennes comme autant de compromissions commerciales d’un groupe désorienté, réduit à braconner sur les terres du folk en vogue et prêt à tout pour rallier un marché juteux. Estomaqué, piqué au vif aussi, Page eut beau rappeler que l’acoustique était présent dès le premier album et constitutif des dynamiques caractéristiques du style zeppelinien, la cause était entendue : ce Led Zeppelin III était un faux pas et marquait très certainement la fin du groupe. La réponse du guitariste se fera, dès la première face du quatrième album, incendiaire, pugnace, magistrale et impérieuse, triomphale : deux brulôts liminaires, "Black Dog" et "Rock and Roll", suivi d’un titre… acoustique, "The Battle of Evermore", tremplin vers la pièce maîtresse de sa discographie "Stairway to Heaven", noces féériques de l’acoustique et de l’électrique, sommet du light and shade cher à Page. Quand, sur la deuxième face, séquencée en miroir avec la première, l’auditeur - et le critique - atteindront, après deux rocks sur-électrifiés, les rives de "Going to California" puis de "When The Levee Breaks", la démonstration sera irréversiblement faite que Led Zeppelin est - a toujours été et continuera à être - un groupe tout autant acoustique qu’électrique. Malicieusement enclose dans l’écrin déconcertant d’une pochette anonyme, la revanche était comme dédoublée.

"The Battle of Evermore" : l'œuvre

Le titre, dans sa dernière version remasterisée :



Oh war is the common cry:
une torpille anglaise

"The Battle of Evermore" n’était en effet pas la moindre des surprises d’un album qui semblait prendre un malin plaisir, dès sa pochette, à les multiplier. C’était aussi une profession de foi artistique, bien plus affirmée que sa relative confidentialité, entre le classique immédiat "Rock and Roll" et le magnus opus "Stairway to Heaven" ne pouvait le laisser supposer, qui lançait à la face de la critique la confirmation de la totale indépendance de la création zeppelinienne. On a peine en effet à imaginer aujourd’hui combien ce titre acoustique, sans percussion, détonait dans la discographie du groupe, pourtant déjà riche de généreuses variations de "Babe, I’m Gonna Leave You" à "Immigrant Song" et d’originales échappées ("Friends"). Si Page avait déjà commencé à lever le voile de la richesse de ses influences acoustiques, astucieusement regroupées (par lui) sous le sigle "CIA" (celtes, indiennes, arabes) et, avec "Tangerine", une composition datant des Yardbirds, s’était déjà un rapproché du folk anglais (qu’une pedal-steel teintait toutefois de touches country), "The Battle of Evermore" laissait entendre pour la première fois une ambitieuse pièce de folk traditionnel anglais, aux filiations marquées avec Bert Jansch et Pentangle, Trees et les groupes folk-rock jazzy de l’écurie Harvest, comme Third Ear Band ou encore Forest des frères Welham. Un coup de théâtre qui n’en était pas tout à fait un pour qui avait pris soin de suivre Page en interview, qui voyait en le groupe écossais Incredible String Band "une inspiration et une direction" et qui, plus largement, n’avait jamais caché avoir caressé, au sortir des Yardbirds et avant la rencontre avec Bonham, l’idée d’un Zeppelin entièrement acoustique - entre autres aveux de sa passion sans doute la plus profonde, celle du folk. Il faudra, du reste, attendre 1976 et l’album Presence pour entendre le premier album studio intégralement électrique de Led Zeppelin, groupe de "hard rock" (sic).

Même avec cet éclairage, "The Battle of Evermore" apparaît comme indéniablement unique. Comme souvent chez Page, la composition a moins "jailli" qu’elle n’a résulté de l’errement studieux de ses doigts sur le manche de sa guitare jusqu’à l'obtention d’un résultat estimé comme heureux. C’est lui-même qui s’en ouvre alors en interview à la faveur de confidences sur son process créatif - celles-ci se feront d'ailleurs de plus en plus rares après 1971, à mesure que sa défiance envers la critique aliènera le guitariste qui choisira de s’enfermer dans la posture du gardien du temple de son groupe dont il s’emploiera dès lors à réécrire la légende en continu, non sans contradictions (et même flagrantes entorses à la vérité). Point de guitare toutefois, ici, dans la genèse du titre : c’est la mandoline de Jones, acquise en Amérique en 1969 et apportée par le bassiste pour les sessions du troisième album ("That’s The Way"), que Page empoigne un soir à Headley Grange alors que le reste du groupe est parti se coucher. Il jure n’en avoir jamais joué auparavant - même si le recours à une méthode, "Teach Yourself Bluegrass Mandolin", a pu être évoqué depuis - et, en toute humilité (mais aussi sans doute pour prévenir toute critique) estime sa partie finale très limitée en soi et propre à faire sourire les "vrais" mandolinistes. La modestie n’étant pas le fort du guitariste, il s’empresse toutefois d’ajouter que cette même partie devient exceptionnelle au sein de la composition finale… C’est d’ailleurs la même approche qui avait prévalu pour "Gallows Pole", construit autour d’une partie de banjo (également propriété de Jones) dont Page n’avait, non plus, prétendument jamais joué.

Quoi qu’il en soit, le fingerpicking de Page, certes aucunement virtuose, et fameusement estampillé par l’intéressé comme un "croisement entre Pete Seeger, Earls Scruggs et une totale incompétence" , est ici solaire ici et, comme toujours chez Led Zeppelin, souverainement transcendé par l’alchimie de groupe, les arrangements, la production mais surtout par l’imaginaire même de la composition dans son ensemble. Flagrant et insaisissable, impossible à reproduire, cet imaginaire insuffle leur autorité distinctive aux grandes compositions de Led Zeppelin : il suffit de jouer le riff de "Kashmir" ou de "Whole Lotta Love" sur une guitare acoustique pour comprendre, si besoin est, que la complexité et la technique sont exclues en tant que telles chez Led Zeppelin et mesurer en retour la puissance de l’imaginaire contenu dans quelques maigres notes. Convoquée ici de manière impromptue, la mandoline imprime d’ailleurs sa marque, souvent négligée, à une partie des sessions de ce quatrième album : tenue par Jones sur "Going to California", à nouveau par Page sur "Boogie with Stu" (qui, enregistrée alors, ne sera publiée que sur Physical Graffitti, avec Plant censément à la guitare acoustique), elle est centrale sur "The Battle of Evermore" et, pour la petite histoire, agrémentée d’un écho Binson, dont Andy Johns dira que c’est un "vieille unité italienne avec une espèce de valve métallique à l’intérieur", qui sera utilisé également sur "When The Levee Breaks". Quant à la guitare acoustique, également présente, on s’étonnera sans doute de lire dans les interviews de l’époque, dans lesquelles Page se livre avec encore une part infime d’ingénuité, que Plant - oui - s’en est chargé sur ce titre, que Page appelle alors "the Sandy Denny track". Il ajoute d’ailleurs que le chanteur manque encore suffisamment de confiance pour tenir la guitare sur scène et qu’il joue aussi de la batterie…

Autre motif de stupéfaction, quelque peu émoussée pour le public moderne : la transition de "Rock and Roll" à "The Battle of Evermore", singulièrement violente - pas la moindre des ironies pour un titre si aérien. On y est aujourd’hui davantage habitués mais, en cette fin d’année 1971, le contraste était particulièrement appuyé et l’enchaînement, du débridement primal hurlé de "Rock and Roll" aux arpèges éthérés de "The Battle of Evermore", brutal et déroutant. Led Zeppelin proposait certes déjà des ruptures d’ambiance minutieusement façonnées, dès "Babe I’m Gonna Leave You" (à la suite de "Good Times Bad Times") ou, sur le deuxième album, "Thank You" (après "The Lemon Song") et "Ramble On" - l’ancêtre du "The Battle of Evermore" - (après le hard pop de "Living Loving Maid (She’s Just a Woman) ») ou encore, sur le troisième album, "Friends" (après "Immigrant Song"), sans compter les ruptures au sein même des compositions, qu’elles soient "Gallows Pole" ou "Bring It On Home", mais toutes ces compositions retrouvaient, in fine, le chemin de l’électricité. Seul "Black Mountain Side" tranchait aussi radicalement que "The Battle of Evermore" mais, placé après un titre mid-tempo ("Your Time is Gonna Come"), tenait davantage de l’interlude. Qu’on songe qu’ici, on passe de l’impétuosité bastonnée de "Rock and Roll" à… du silence puis, le volume sonore progressivement augmenté, par un procédé déjà expérimenté sur "Thank You", à de la… mandoline, pour la toute première fois chez Led Zeppelin, ouverture de ce qui sonne comme une pièce de musique médiévale, toute anglaise qui plus est, bientôt investie par deux vocalistes croisant des chœurs vaporeux… De soubassement blues, point : on serait déconcerté à moins. "Stairway to Heaven" tapi dans l’ombre de la piste suivante, l’acoustique reprenait souverainement ses droits dans le canon zeppelinien, avec culot et ambition.

With flames from the dragon of darkness:
les mythologies de Plant

Ambition… ou, en tous cas, absence de tout complexe, de toute retenue dans le flux créatif - pour le meilleur et pour le pire. Plant a, ici, sa part de responsabilité qu’il sera le premier à reconnaître. Ce qui aurait pu rester à l’état de court instrumental acoustique, comme l’était "Bron-Yr-Aur" (qui date des sessions de Led Zeppelin III mais, à nouveau, ne fut publié que sur Physical Graffitti), devient en effet, avec le chant et les paroles de Plant, une chanson à part entière, développée bien au-delà de son superbe motif de mandoline (dont Page, du reste, a dû sentir les limites et l’insuffisance pour un instrumental, aussi bref fut-il). Elle bascule aussi dans un mysticisme qui frappe par sa candeur : non celui, sombre, incarné, de Page mais bien celui de Plant, hippie, naïf dont les paroles brassent ici une nostalgie de l’Angleterre médiévale - fantasmée, comme le sont le plus souvent les passions amateurs pour cette période - dans un syncrétisme convoquant sans grande rigueur ses lectures du moment. Celles-ci entre-mêlaient aussi bien des ouvrages historiques sur les "Border wars" que livra la perfide Albion contre ses voisins écossais et gallois aux XIIIe et XIVe siècles que des récits de la geste arthurienne et, peut-être plus fondamentalement encore, le roman Le Retour du roi de son auteur fétiche, déjà pris en référence pour "Ramble On" (et incidemment dans l'expression "Misty Moutain Hop"), J. R. R. Tolkien. Eowin "the Queen of Light", Aragorn "the Prince of Peace", Sauron "the Dark Lord", les Spectres de l’Anneau : l’arsenal tolkenien est utilisé à plein par Plant qui s’inspire de la bataille de Pelennor Fields qui, couplée sans rigueur avec des références arthuriennes ("the angels of Avalon") compose un imaginaire médiéval tout ce qu'il y a de plus factice dont le hard rock et le heavy metal se goinfreront ensuite, de Uriah Heep à Ronnie James Dio en passant par Manowar, à grand renfort de dragons, sorciers et magiciens - autant de caricatures à peu près toutes captées, du reste, dans la séquence dévolue à Plant dans le film The Song Remains The Same. Comme il se doit, des sites Internet se chargent depuis des années d’établir toutes les correspondances possibles et (surtout) imaginables entre la geste tolkienne et "The Battle of Evermore", tant il est vrai qu'aucun sujet ne peut résister à une lecture geek.

Le résultat, passé au crible littéraire, prête évidemment à sourire. Plant, qui hurlait à l’époque "Strider !" en concert (du nom de son chien, clin d’œil au Aragorn de Tolkien, célébré dans "Bron-Y-Aur Stomp") l’a reconnu en toute bonne foi : ses paroles sont un peu ringardes, ingénues assurément, presque compassées, avec la préciosité de celui qui s’attaque à un sujet trop complexe… parodique, dira-t-il, même. Mais ces défauts, modère-t-il, sont largement rattrapés par la cohésion des parties vocales et le jeu de Page, Jones et Bonham. Et puis, on l’oublie trop souvent, en 1971, Plant n’a que 22 ans… Un an plus tard, il concèdera même en interview être un "dated flower-power child". On ne lui fera pas le reproche, dans ce contexte, que le résultat de ces brassages ne soit pas guidé par la rigueur et semble un peu confus...

C’est aussi que Led Zeppelin était condamné à flirter avec les mythologies, à la hauteur de la sienne en construction, comme "Immigrant Song" le laissait présager, comme "The Battle of Evermore" l’illustre encore maladroitement et comme "Stairway to Heaven" le confirmera avec une réussite exemplaire. L’équilibre entre l’occultisme de Page et le mysticisme hippie de Plant (dont les préférences vont toutefois, c’est notable, aux plus obscurs des héros tolkiens) se résolvait ainsi dans de larges mythologies entre-croisées sans trop de souci de cohérence, au seul profit de celle du groupe - comme "Kashmir", au titre indien et aux sonorités... arabes, le confirmera cavalièrement - et dont l’amalgame permettait de passer sans coup férir de Tolkien à Crowley au sein d’un même disque. Page reconnaîtra toutefois que "The Battle of Evermore" sonnait "un peu comme une invitation à danser autour de l’Arbre de mai", du nom de ce rite païen fêtant autour d’un arbre planté en mai le retour de la frondaison, mais que ce n’était pas tout à fait l’objectif premier. Une manière de désaveu partiel d’un titre un peu trop marqué "hippie" ? En dépit de ces tares historiques et littéraires, le titre fut en tous cas l’objet de félicitations confraternelles : Tolkien lui-même avait écrit des chansons dérivées de ses romans et demandé à Donald Swann (du duo... comique Flanders and Swann) de les mettre en musique ; beau joueur, Swann, à l’écoute de "The Battle of Evermore" salua la version Led Zep comme définitive et insurpassable dans ce domaine certes très spécifique de l’adaptation musicale tolkienne.

Tired eyes on the sunrise:
Sandy et Robert

Pour affectée qu’elle ait été littérairement, la contribution de Plant s’est révélée, d’un point de vue musical et créatif, fondamentale et structurante. Son histoire chorale de cité assiégée (celle représentée sur l’illustration intérieure de la pochette ?), relatée cette fois-ci du côté des opprimés, comme un pendant à la déferlante barbare conquérante d’"Immigrant Song", et complétée d’un narrateur imposa naturellement, double piste vocale oblige, l’intervention d’un tiers et donc la présence, exceptionnelle et jamais renouvelée, d’un vocaliste autre que Plant au sein d’une chanson de Led Zeppelin (si on exclut les chœurs auxquels le reste du groupe contribuait parfois). Après avoir renoncé à chanter lui-même les deux parties envisagées, en raison d’aigus dédoublés problématiques, Plant comprit que ses paroles composaient ni plus ni moins qu’une "call-and-response playlet", une saynète en appels et réponses entre deux protagonistes - une notion tout à fait blues par ailleurs - qui ne fonctionnerait donc qu’avec le concours d’un chanteur extérieur. Au crédit de Plant, ce sont donc ses paroles qui donnèrent au titre sa structure et une part sensible de son identité et de sa singularité musicales. Nouvelle surprise pour l’auditeur : en fait de chanteur, il s’agira d’une… chanteuse, Sandy Denny, amie de Plant et transfuge de Fairport Convention qu’elle venait de quitter quelques mois plus tôt et qu’elle finira par rejoindre à nouveau. Outre leur passion acoustique commune, Led Zeppelin et Fairport Convention partageaient un fort lien affectif avec le "Black Country" dont sont issus Plant et Bonham et leur ami Dave Pegg, bassiste du groupe ; les deux groupes avaient jammé, sous le délicieux nom de Birmingham Water Buffalo Society, au Troubadour de Los Angeles lors de leur dernier tournée américaine en 1970 ; tout aussi fédérateur, Led Zeppelin avait fêté la remise du prix Melody Maker à Londres en septembre 1970 avec Sandy Denny, dont les excès de boisson étaient malheureusement déjà proverbiaux ; décidément fans de la chanteuse, Plant et Page s’étaient mêmes rendus à un concert de Fotheringay, le nouveau groupe de Denny qui ouvrait pour Elton John au Royal Albert Hall. Enfin, Page et Plant s’étaient montrés particulièrement impressionnés par l’album Liege and Leif de Fairport Convention qu’ils citèrent comme influence de "The Battle of Evermore" - on notera que la pochette de l’album figure un tableau dans lequel sont encadrés les musiciens…

Plant ne tarira jamais d’éloges à l’endroit de Sandy Denny : excellente vocaliste et indéfectible compagne de débauche, sans qu’on sache si les intérêts communs furent également charnels ou seulement éthyliques, Denny livre une prestation au sein de "The Battle of Evermor" jugée exceptionnelle par le chanteur. La partie de Denny fut mise en boîte en 45 minutes aux studios Island, avec des indications préalables relativement précises de Plant (la section "Oooh dance in the dark…") lui permettant d’improviser lui-même ce qu’il appelle ses "bluesy things". Ceci supposerait que Plant ait chanté en même temps que, ou postérieurement à, Denny. Il semble pourtant que Plant ait enregistré tout ou partie de sa prestation à Headley Grange, en laissant les emplacements vides pour celle de Denny. Celle-ci fut en tout état de cause quelque peu traumatisée par la session, malgré son amitié pour Plant, les prouesses vocales du chanteur l’ayant exténuée et laissée littéralement sans voix. Récompense plus que symbolique, elle aura droit à son propre symbole sur la pochette intérieure de l’album, sous la forme de trois triangles inversés à la symbolique infinie, comme il se doit.

Repay, do not forget:
un titre prisonnier des seventies ?

La postérité scénique de "The Battle of Evermore" sera, on l’imagine, limitée par l’absence de la chanteuse. Le titre sera toutefois hardiment repris pendant la tournée américaine de 1977 avec… Jones en voix complémentaire (et une monstrueuse guitare à trois manches), en commençant par Dallas Memorial Auditorium le 1er avril et en terminant au Oakland Coliseum le 24 juillet, avec des résultats diversement heureux.

Un interlude de près de deux décennies et le titre fut exhumé pour No Quarter… Unledded et porté par la grâce de la chanteuse Najma Akhtar dont la splendide prestation ramena "The Battle of Evermore" vers des sonorités… indiennes. En 2007, la tournée de Plant avec la chanteuse Alisson Krauss, et leur reprise de "The Battle Of Evermore", ravivera le fantôme de Sandy Denny, décédée en 1978 à 31 ans.

The Battle of Evermore

Durée : 5:38
Robert Plant : chant, guitare
Sandy Denny : chant
Jimmy Page : mandoline, guitare
John Paul Jones : guitare
Compositeurs : Jimmy Page & Robert Plant
Producteur : Jimmy Page
Ingénieur du son : Andy Johns
Enregistré entre décembre 1970 et février 1971 à Headley Grange, East Hampshire, Angleterre avec le Rolling Stones' Mobile et aux studios Island (Londres).